Pourquoi j'aime le curling

Élargissez vos contacts avec le monde…ESSAYEZ LE CURLING!

Visage Plus vite, plus fort!

par Bruce Deachman

J'ai couvert le curling en tant que journaliste de l'Ottawa Citizen depuis déjà cinq ans, des joueurs élites aux néophytes annuels. Je me suis faufilé dans les méandres de centaines d'années dans le passé de ce sport, fouinant ses coins et recoins et j'ai suivi ses plus récents développements. Je connais ces chiffres au bien que ma propre adresse.

Plus d'un million de Canadiens jouent au curling au moins une fois par année dans un des 1 200 clubs du pays. L'an dernier, environ trois quarts de million l'ont fait au moins une fois par mois et la plupart jouent pour le plaisir seulement. En terme démographique, selon les plus récentes données du "Print Measurement Bureau"’, les curleurs ont tendance à se situer légèrement au-dessus de la moyenne dans les sphères associées traditionnellement au succès: plus de travailleurs de bureau diplômés que dans le pays en général avec de meilleurs salaires que la moyenne nationale.

Cependant, malgré le succès professionnel relatif de ses participants, le curling est le sport avec peut-être la meilleure base communautaire. Comme Jean Sonmor a écrit dans son livre , Burned by the Rock: “ Ces Canadiens sont des fermiers, des pêcheurs, des agents de change. Ils opèrent des ordinateurs, des salons de coiffure ou des supermarchés. Le mélange est aussi diversifié que le pays.”

Il y a autant de raisons de jouer au curling qu’il y a de curleurs. Comparé à d’autres sports comme le golf, le hockey ou le ski, le curling est abordable; une adhésion typique peut coûter de 100 $ à 300 $ par année tandis que les coûts des équipements sont loin d’être intimidants comme d'autres activités.

Les qualités requises pour s’inscrire sont également minimales. Les clubs de curling acceptent des joueurs de tous âges et habiletés. Vous n’êtes jamais trop jeune ou trop vieux pour commencer à jouer au curling.

Avec 1 200 clubs au Canada, vous n’habitez jamais trop loin d’un centre, que vous viviez dans un quartier commercial d’une très grande ville ou tout près de silos isolés.

Si l'on parle des bienfaits de la mise en forme et des exercices cardiovasculaires qu’apporte le curling, c’est un excellent sport pour tous les âges avec la dépense d’énergie assez bien équilibrée lors du brossage des pierres des membres de notre équipe. En d’autres mots, vous pouvez subir un bon entraînement lorsque vous le désirez, mais vous pouvez également éviter de trop vous stresser si tel est votre choix.

Mais rien de cela, pas les coûts abordables, pas l’accessibilité ou les bienfaits pour la santé pèsent dans la balance pour expliquer pourquoi la plupart des gens jouent au curling. Cela n’explique même pas les raisons pour lesquelles j’ai moi-même commencé à jouer la saison dernière après avoir regardé sur les lignes de côté pendant des années.

Dans le fond, le curling est un sport social. Non seulement vous jouez avec trois coéquipiers qui vous encouragent, mais chaque équipe adverse que vous rencontrez fait partie de la confrérie du curling. Vous vous donnez la main avant et après un match et vous fraternisez ensuite dans une atmosphère sociale. À chacune des parties que vous jouez, vous élargissez vos contacts avec le monde alors que les six degrés de séparation deviennent cinq, quatre, trois, deux, un et finalement non existant.

Les curleurs ruraux savent déjà cela. Dans plusieurs communautés, c’est un club de curling qu’on a bâti en troisième lieu, après l’église et l’école. Le curling dans de plus petites communautés est le fil unificateur de la population tout au cours des longs jours froids d’hiver.

Dans les villes, le curling offre un contact humain important après une journée où on a évité les conversations dans les ascenseurs et le contact des yeux dans les foules. Il donne l’occasion de faire partie de la communauté encore une fois tout en bénéficiant des avantages de la compétition.

Peu importe où vous participez, le curling vous envahit avec son propre mouvement de base et vous attire, vous le cœur du sport, où se trouvent les gens, où vous pouvez sentir qu’il fait bon vivre. Il nous unit tous les uns aux autres. Comme Sonmor le décrit: “ Sur les pistes de curling, vous voyez des grands-mères retraitées et enjouées dans des conversations animées avec de brillants comptables. Sur la rue, ils sont de différentes planètes, mais ici dans le club, ils sont copains copines. ”

(Décembre 2000)